7 - Le banc

Publié le par Lyskald

Décidément, je ne suis pas très présente ces temps-ci et je m'en excuse. J'ai en tête un petit projet qui prend du temps pour être comme je le veux. Vous en saurez plus d'ici quelques semaines. Pour être tout à fait franche avec vous, je me suis lassée de la plateforme d'overblog. Bien qu'elle offre de multiples possibilités et une bonne dose de liberté, il y a toutefois des contraintes qui commencent à me taper sur les nerfs comme la mention TF1 en bas, l'impossibilité de mettre du javascript tant qu'on n'est pas en mode privilège.

Et ce mode que je croyais pourvoir atteindre, c'est carrément l'Everest! Mon BR oscille entre 50 et 65 mais au-delà, j'ai vraiment du mal sans compter que je n'ai aps le temps de blogguer tous les jours , ni l'envie de faire de la pub à outrance pour mon blog comme un commercial du marketing.

Donc je m'oriente doucement vers autre chose et il me faut du temps pour peaufiner tout ça! Mais trève de plaintes pleines de pathos superficiel, n
ous sommes jeudi et voici la nouvelle hebdomadaire. Le sujet semble anodin et pourtant il me vient d'une réflexion sur la solitude et d'autres choses. Peut-être trouverez-vous l'allégorie de ce banc. J'espère que vous apprécierez. Bonne lecture.

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Le banc

Le banc était désert ; le bois rongé par la pluie, ses veines meurtries par les cutters ou autres couteaux, laissant ainsi les marques insipides des hommes qui s’y étaient assis. Outre les cœurs surannés, des prénoms inscrits au « blanc » s’entrecroisaient maladroitement ; le dernier locataire remportant la vaine propriété de ce bout de territoire public.

Sous le peuplier, le banc était désert. Peut-être parce qu’il n’était plus dans le square près de l’école maternelle. Le vent siffla à travers les branches encore chargées des feuilles qui médisaient. La pluie tomba à nouveau, les gouttes roulant sur le peuplier avant de s’écraser en flaque sur le bois délavé du banc.

Le banc était désert. Peut-être parce qu’on l’avait appuyé derrière le mur du cimetière. Là où les panneaux de signalisation cabossés, rouillés, décapités prenaient leur retraite alanguis dans l’herbe mauvaise et le chiendent.

La nuit s’avança sans bruit comme une ombre opaque qui rassure les esseulés et désespère les abandonnés d’un soir. La nuit se laissait apprivoiser comme le banc désert dont on ne sait plus la stabilité. Puis un éclair déchira le ciel noir. Plus tard la foudre s’abattit en quelques endroits.

Le banc était désert. Peut-être parce qu’il était désarticulé, sous le peuplier, derrière le cimetière quand l’aurore apparût tièdement.
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Publié dans Webserial

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Izzabel R. 24/03/2008 22:21

Bien le bonsoir Lyskald !Un bien joli petit texte tout en douceur. Tu m'as donné envie de me remettre à l'écriture dis donc !  Je suis tellement débordée en ce moment... que je n'ai plus autant de temps pour écrire ou blogger. Dorénavant, je fais comme toi, je blogge à mon rythme sans me soucier du BR. Blogger c'est pour moi une fome de détente et d'évasion tout comme l'est l'écriture. Alors je ne me mets plus la pression !  Je profite de mes petits moments de "break" pour m'assoir sur le banc au fond de mon jardin et écrire, et s'il me reste du temps je m'installe devant mon ordi. Je profite même très furtivement de ce petit moment de calme dans la nuit.J'espère pouvoir encore profiter de tes écrits... à mon rythme.Au plaisir de te relire,Izzabel R.

nymphea 15/03/2008 07:58

mais,  je l'ai aimé ton histoire LYS ...

Lyskald 18/03/2008 13:21

Ravie qu'elle t'aie plu!

nadia-vraie 14/03/2008 04:36

Ce texte est bien beau.Lyskald,ne nous quitte pas,tu seras en privilège à un moment donnée.Bonne journée et A+

Lyskald 18/03/2008 13:21

Merci d eta visite Nadia!

alaligne 13/03/2008 19:53

un bien joli moment sur ce banc délaissé et que l'on a transporté de l'école au dos du cimetière... J'aime beaucoup avec juste une toute petite remarque sur "la nuit s'avança sans bruit" qui me gène un peu... ;)Pour ce qui est d'OB, j'ai également levé le pied et ne met en ligne que ce qui me semble indispensable. Il est vrai que je suis déjà en privilège sans aucun de ses avantages pusique je suis une nulle en CSS, contrairement à toi...Gros bisous Lyskald et ne nous laisse pas tomber... lol

Lyskald 18/03/2008 13:22

Pour la nuit s'avance sans bruit, c'est très subjectif, c'est une formulation simple, je le reconnais. Cependant, elle ne me gêne pas mais merci de me partager ton avis!

Moa 13/03/2008 17:07

Kikou Lyskald  ;-)j'aime  bien ton histoire de banc.  :-)))Non, tu n'est pas délaissée, et ne te focalise pas sur le BR, l'administration d'un blog doit être ludique et rester un plaisir.La course à l'audience, avec les dérives que ça comporte, est plutôt  pitoyable.Quant au mode privilège, et même premium (payant), ils n'offrent guère de fonctionnalités en plus, hormis l'espace de stockage, l'accès aux statistiques et quelques fonctionnalités non indispensables.Bonne continuation, à bientôt.Bises...  :0010:

Lyskald 13/03/2008 17:32

Justement Moâ, c'est pour cela que je vais changer de crèmerie, cette course au BR me met mal à l'aise et même sans vouloir m'en préoccuper, je le fais insconsciemment, comme beaucoup je pense.M'y connaissant un peu en CSS et javascript, je me sens trop limitée ici. Je suis contente d'etre venue, j'ai découvert plein de choses et d'autres bloggueurs mais overblog n'est qu'une passerelle vers ce que je n'avais pas le courage de faire en premier. En attendant, je reste là à vous fournir ems nouvelles du ejudi, ça ne changera pas!Et sinon, ravie que tu aies aimé mon banc perdu!